L’épilation laser s’est imposée ces dernières années, car elle détruit définitivement les poils plus rapidement et plus efficacement que la lumière pulvérise IPL. Mais cette épilation est-elle efficace et définitive ? Car certains médecins esthétiques à Paris préfèrent l’appeler épilation permanente ou quasi-définitive.
Comment l’épilation laser détruit de manière définitive les poils ?
L’épilation laser met à profit l’énergie lumineuse de photons émettant sur une longueur d’onde unique, cohérente et amplifiée. Cette source d’énergie ciblée et puissante explique sa supériorité sur l’épilation par lumière pulsée IPL. Un laser dépilatoire cible la mélanine, le pigment noir contenu dans les poils, avec une épilation quasiment sans douleur. La mélanine de la tige pilaire absorbe l’énergie des photons pour la conduire jusqu’à la racine. La montée en température à la base du poil est intense, brûlant la racine par photothermolyse. Une racine de poil ne pouvant se régénérer, cette épilation laser par photothermolyse est définitive.
Pour être efficace, une épilation laser doit toutefois respecter deux conditions.
- La tige pilaire doit contenir suffisamment de mélanine jusqu’au bulbe folliculaire. C’est pourquoi toute épilation laser sera ratée sur les poils blonds, blancs ou clairs.
- La tige pilaire doit être en contact avec le follicule, ce qui implique un poil en phase de croissance (stade anagène du cycle pilaire). L’épilation laser sera donc inefficace sur un poil en phase de repos (stade télogène) ou de chute (stade catagène).
Une épilation laser réussie détruit définitivement jusqu’à 95 % des poils. Les quelques poils restants sont souvent plus fins, plus clairs et peu visibles. Pourquoi l’épilation laser n’est-elle pas définitive pour quelques poils, et donc moins efficace ?
L’épilation laser est-elle définitive et efficace à 100 % ?
La croissance des poils comme la croissance des cheveux se fait de manière discontinue, sous forme de cycle pilaire. Ce dernier comprend 3 temps : la phase de croissance anagène, la phase d’involution catagène et la phase de quiescence télogène. En fonction des zones traitées par l’épilation laser et des caractéristiques génétiques du patient (sexe, statut hormonal, phénotype…), la durée de chaque stade du cycle pilaire varie fortement.
De manière générale, l’épilation laser de la barbe chez l’homme ou de la moustache chez la femme (lèvres supérieures) nécessite des séances rapprochée, car le cycle pilaire est court. La densité importante de la barbe chez l’homme donne l’impression que l’épilation laser n’est donc pas définitive. Il s’agit en réalité de poils en quiescence, qui sortent peu à peu de leur phase de repos. Le rôle important des androgènes, stimulant le cycle pilaire, peut donner l’impression d’une épilation laser qui n’en finit pas.
Dans certains cas, la phase de repos du poil peut s’étendre sur des mois ou des années. On observe alors une repousse possible jusqu’à un an après les séances d’épilation. Une épilation peut parfois être ratée si elle intervient sur un poil déjà épilé, ou si le rasage avant et après épilation laser est mal maîtrisé.
C’est pourquoi certains spécialistes en épilation laser préfèrent parler d’épilation quasi définitive : les poils détruits le sont définitivement, mais 5 à 10 % des poils échappent à une action immédiate. Un protocole d’épilation laser définitive ou quasi définitive demande en moyenne 6 à 12 séances espacées de 3 à 6 semaines. Ces intervalles moyens sont à adapter à chaque patient.
Pour se rapprocher le plus possible d’une épilation laser efficace et définitive, un entretien annuel peut s’avérer utile chez certains patients. Cette séance d’épilation annuelle cible alors de manière définitive les poils à cycle long, sortant d’une phase de repos, pour un résultat vraiment efficace.







